Entre 2020 et 2026, plus de 200 fusillades ont été recensées dans les écoles et universités américaines, un chiffre alarmant pour une puissance qui se veut un modèle de stabilité. Un tel niveau de violence place les États-Unis parmi les sociétés où le sentiment d’insécurité demeure préoccupant, en dépit d’une baisse relative de certains indicateurs criminels. 

En 2021, le pays était encore perçu comme présentant un niveau de criminalité significatif, avec un indice évalué à 5,5 sur 10.

Parallèlement, l’arrivée au pouvoir, en janvier 2025, d’un président jugé imprévisible a accentué les inquiétudes. Par ses prises de position absurdes , ses pressions sur certains États et ses tensions avec des alliés traditionnels, il a contribué à brouiller les repères de l’ordre international.

Même sur le plan intérieur, le climat demeure instable. Lors du dîner des correspondants à la Maison-Blanche, une fusillade a éclaté dimanche dernier , contraignant les services de sécurité à évacuer précipitamment le président ainsi que plusieurs hauts responsables. 

Cet épisode s’inscrit dans une série d’incidents où le chef de l’État est  pris pour cible à plusieurs reprises lors des campagnes électorales de 2016 et 2024.

La crise que le locataire de la Maison Blanche contribué à exacerber au Moyen-Orient illustre les risques d’une gouvernance impulsive. 

Dans un contexte international déjà marqué par de fortes tensions, les décisions d’un tel dirigeant peuvent avoir des répercussions bien au-delà des frontières nationales.

Une grande puissance ne se mesure pas seulement à sa force militaire ou économique, mais aussi à sa stabilité interne et à la lucidité de son leadership. Lorsque la violence devient endémique et que la parole présidentielle inquiète plus qu’elle ne rassure, c’est toute la crédibilité d’un État qui vacille sur la scène mondiale.


Bleck D. Desroses / 28 avril 2026